Avec l'arrivée massive des réfugiés du Sud-Est asiatique au Québec en 1979, les réfugiés cambodgiens en large majorité de souche bouddhiste se sont installés particulièrement à Montréal. Certains d'entre eux manifestaient leur désir de devenir chrétiens. Le témoignage de charité désintéressé des chrétiens envers eux était à l'origine de leur démarche. Depuis lors, plusieurs d'entre eux recevaient les sacrements de l'initiation chrétienne et ce, grâce à l'accueil chaleureux et au travail dévoué de l'équipe diocésaine du Catéchuménat. C'est ainsi que cette petite communauté s'est formée graduellement à partir de 1982 et recevait les encouragements constants et soutenus de l'Abbé Paul Delorme, à l'époque, responsable du Catéchuménat.


De 1987 à 1991, les chrétiens cambodgiens se sont réunis chaque semaine chez les Jésuites à Montréal pour l'Eucharistie sous la conduite du Père André Lamothe, s.j. , et ce avec l'approbation de l'autorité diocésaine.


Vu la disparition du clergé khmer sous le régime des Khmers Rouges (1975-1979) et la dispersion des Cambodgiens dans le monde, le Saint Siège a créé en 1982 le B.P.A.C. ayant pour but de promouvoir l'apostolat auprès des Cambodgiens partout dans le monde où ils se trouvent.


Entre 1982 et 1994, les chrétiens khmers à Montréal ont reçu les visites et les encouragements de Mgr. Yves Ramousse, mép, ancien Vicaire Apostolique de Phnom Penh et responsable du B.P.A.C. ainsi que des missionnaires ayant oeuvré au Cambodge. Durant cette période, sont germées les vocations sacerdotales et religieuse. Deux d'entre eux sont ordonnés prêtres au Cambodge : le premier en 1995, et le second en 2001. Une troisième est entrée à Montréal chez les religieuses de Sainte Marcelline depuis 1984. Mais à partir de 1991, à cause de la faible participation de ses membres, les célébrations dominicales n'ont plus eu lieu. Les chrétiens khmers se sont donc dispersés.


Trois années plus tard, soit en 1994, plusieurs familles ont exprimé le désir de reformer la communauté qui, depuis lors, commençait petit à petit à renouer les liens d'amitié et de fraternité et à se réunir pour l'Eucharistie à plusieurs reprises. Suite à son mémoire déposé en mai 1996 dans le cadre du Synode de l'Église de Montréal, les relations entre l'Office des communautés ethniques et la communauté catholique cambodgienne sont graduellement rétablies. Une nouvelle page de son existence commençait. Et en 2000, un Cambodgien a reçu l'ordination au diaconat permanent, cette fois-ci, au service de l'Église de Montréal.

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